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Le centre d’art contemporain - la synagogue de Delme
Catégorie: Galeries d'art
Ville: Delme
Département: Moselle
Le centre d’art contemporain - la synagogue de Delme est situé dans une ancienne synagogue de style oriental, construite à la fin du XIXe siècle. Inaugurée en 1881, elle...
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Activités récentes
  • Exposition as a bird would a snake, Emily Jones

    Le travail d’Emily Jones (Grande-Bretagne, 1987) opère à la jonction de multiples domaines tels que la science, l’écologie, la cosmologie, l’architecture, la technologie, l’archéologie, la géographie ou encore l’histoire, la mémoire et les croyances qu’elle envisage comme autant de strates intercon…
    Le travail d’Emily Jones (Grande-Bretagne, 1987) opère à la jonction de multiples domaines tels que la science, l’écologie, la cosmologie, l’architecture, la technologie, l’archéologie, la géographie ou encore l’histoire, la mémoire et les croyances qu’elle envisage comme autant de strates interconnectées. Ces différents domaines du savoir se croisent et fusionnent au sein d’environnements vivants à expérimenter, sortes de paysages à la fois physiques et mentaux, dans lesquels langage et matière - souvent organique, vivante et évoluant lors des périodes d’exposition – habitent l’espace, faisant chacun à leur manière agir leur pouvoir d’invocation. Ses environnements sont peuplés d’objets (jouets, broderies, fruits et légumes, architecture, …) évoquant une certaine réalité écologique, sociale ou historique d’un monde complexe, dont toutes les définitions a priori stables, semblent aujourd’hui éclater et être reconfigurées. Ils reflètent la réalité mouvante et en constante évolution, d’un monde qu’une certaine idéologie a construit au cours du temps comme immuable. Aussi le travail de l’artiste consiste à penser l’exposition, moins comme une suite d’œuvres à observer qu’un ensemble d’entités qui, une fois connectées, génèrent une dimension propre à celle du rituel et ses propriétés liminales, à savoir ce moment de trouble et de confusion, cet entre-deux ayant cours pendant le rite de passage, et qu’elle conçoit comme une position vitale fondamentale. Incarnant ces mutations et interactions constantes, ces ensembles sont souvent accompagnés d’éléments de langage brut et aseptisé, utilisés à la fois pour leur qualité visuelle - leur design graphique froid, comme extrait d’un logiciel de bureautique -, que pour la réalité qu’ils convoquent, l’image qu’ils produisent dans les esprits. Langage et matière agissent ainsi dans un constant va-et-vient entre réalité et signe, abstraction et figure. Le langage permettant par ailleurs (grâce à l’imprimé mais aussi par le prisme de la performance) de questionner la traduction d’une langue à une autre, et surtout le passage d’une culture à une autre, d’une civilisation à une autre, d’une période historique à une autre, etc. On y trouve souvent une phrase traduite plusieurs fois, l’artiste considérant la traduction comme un territoire fertile, dans lequel un mot dans une langue peut recouvrir de multiples significations dans une autre, rendant impossible le verrouillage du sens. Le langage fonctionnerait alors comme un marécage d’où naît la vie et se développent de multiples organismes.

    À l’occasion de son exposition as a bird would a snake, Emily Jones propose au visiteur de pénétrer un espace où chaque proposition artistique n’agit pas indépendamment les unes des autres mais vient former un tout dans lequel chacune d’elle interagit, de même qu’avec les humains et non-humains pénétrant leur univers. Chaque partie se veut une sorte d’offrande, un don pour une communauté, à utiliser et à s’approprier. Le rez-de-chaussée est entièrement occupé par un kiosque (purity is not an option) servant de support scénique à la performance intitulée Sorso, une pièce de théâtre écrite et mise en scène par l’artiste, jouée uniquement le soir du vernissage et diffusée durant l’exposition. Écrite originellement en anglais, la pièce a été traduite en français québécois. Sur le modèle des constellations familiales, Sorso – « siroter » en italien – met en scène trois personnages, une narratrice, Ghiaccio (glace) et Lingua (langue), circulant d’un point à un autre de la synagogue, interagissant avec le public mais aussi avec des objets et fluides. Il y est question de serpents et d’oiseaux, de mots fréquemment utilisés lors de l’apprentissage de la lecture en Angleterre, d’architecture, d’arbres, du mythe de la création aztèque des cinq soleils, des émeutes de 2011 à Londres, de crabes ermites, d’usines de dessalement, de traits de personnalités associés à différentes médecines homéopathiques, et des capacités de la nature à se guérir elle-même, sans l’action de l’homme. Ou dans quelle mesure l’invocation de ces différentes énergies, impondérables par essence, en les exposant à de l’eau salée, devient une sorte de prière exhortant ce liquide à devenir un nouveau remède homéopathique. Le kiosque, généralement offert par les instances municipales aux habitants comme lieu de rencontre et de partage, fait écho à la synagogue en tant que lieu offert aux fidèles. Il la dédouble et questionne la manière dont ces dons peuvent être utilisés pour ce qu’ils sont, tout comme un autre usage peut leur être prêté, le kiosque étant souvent utilisé par les oiseaux et les sans-abris pour s’abriter ou comme terrain de jeux par les enfants, de même que la synagogue est passée d’un lieu de culte à un espace culturel. À l’étage, une cuisine (life tethered life) typique de petit appartement est reconstituée comme si cette dernière avait été extraite de son environnement quotidien et exigu. Contrairement au kiosque offert avec bienveillance, le propriétaire tente tant bien que mal d’ « offrir » une cuisine plus ou moins viable à ses locataires, passablement équipée pour intégrer le petit espace qui lui est dévolu. Pourtant cette cuisine est utilisée de nombreuses fois, elle constitue un élément important de l’habitation pour ceux qui l’utilisent et mériterait à ce compte la même bienveillance que celle à l’origine de l’offre du kiosque dont l’usage reste plutôt rare. Trois bancs publics (the world is full of animals that need to hide) se succèdent également sur la galerie, chacun peint naïvement d’un paysage « naturel ». Tels des bancs décorés par des enfants, ils sont offerts au visiteur pour lui accorder un moment de pause dans le flux continuels des évènements de l’espace public. La science de la permaculture apprend qu’il importe que soient plantées ensemble des plantes compagnes afin de repousser plus facilement les parasites : étroitement connectés au sein de la synagogue, le kiosque, la cuisine et les bancs tendent de même à écarter les énergies nuisibles et toxiques.

    À contre-courant du moralisme et de la culpabilité ambiante née de la crise écologique et de sa prise de conscience généralisée, les propositions artistiques d’Emily Jones ne stigmatisent rien en particulier. Il ne s’agit pas ici de nous extraire, ainsi que nos responsabilités, du reste, réflexe encore et toujours anthropocentriste, mais de comprendre nos actions comme faisant partie d’un tout : ce que nous faisons ayant sa place dans ce tout et devant être accepté comme tel parce que nous y occupons une place. S’il ne s’agit pas non plus de dire qu’il faut poursuivre ainsi, Emily Jones invite à repenser ce qui nous entoure, ce qui nous forge, ce que nous sommes au sein de ce tout grâce au dépassement de l’opposition Nature/Culture. Elle incite à penser notre présence au monde en interconnexion avec l’autre, à imaginer un champ de pensée toujours ouvert et partagé par la communauté d’êtres vivants qui, ensemble, possèdent une capacité incommensurable de construire en toute intelligence.

     

    Performance Sorso programmée le soir du vernissage à 18h30.

    Cette exposition a été réalisée en partenariat avec le Théâtre Amateur Delmois et le Foyer rural de Delme.
    Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

    33 rue Poincaré 57590 Delme
    Horaires d’ouverture
    Du mercredi au samedi de 14h à 18h,
    le dimanche de 11h à 18h
    Entrée libre

    Le centre d’art est fermé le 1er mai. Le centre d’art ferme pendant les périodes de montage d’exposition
    Visite sur rendez-vous pour les groupes constitués et les professionnels 

     

     

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    9 mars 2019 - 26 mai 2019
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  • Exposition Objets et faits de Jean-Luc Moulène

    Je m’intéresse aux objets, éléments d’échange commun ou symbolique, dont les présences réelles viennent faire société entre les corps. - Jean-Luc Moulène


    Artiste majeur de la scène française, Jean-Luc Moulène dessine depuis près de quarante ans un parcours singulier qui déjoue les catégories de ge…

    Je m’intéresse aux objets, éléments d’échange commun ou symbolique, dont les présences réelles viennent faire société entre les corps. - Jean-Luc Moulène


    Artiste majeur de la scène française, Jean-Luc Moulène dessine depuis près de quarante ans un parcours singulier qui déjoue les catégories de genre et de style, à travers un corpus vertigineux d'images photographiques, de livres, de sculptures, de peintures et d'installations.


    L'exposition Objets et faits rassemble vingt-quatre œuvres, réalisées entre 1978 et 2018, et propose une traversée en forme de poésie objective dans la pratique multiforme de l'artiste. Une écriture dans l'espace « sans socle ni cérémonie » où chaque œuvre renverrait simultanément à toutes les autres.


    C'est l'occasion pour Jean-Luc Moulène de présenter des œuvres inédites, où les questions d'héritage, de généalogie et de filiation ouvrent de nouvelles perspectives dans sa démarche.


    Au centre de l'exposition, une installation intitulée Cosmos, composée de deux miroirs en mouvement continu, induit un déplacement physique et mental des corps, des objets et des espaces, tout en mettant littéralement le spectateur au travail. La géométrie de l’architecture environnante, les jeux de regards entre les spectateurs et les œuvres sont reconfigurés à l’infini par le lent déplacement dans l’espace des miroirs.


    L’exposition à la synagogue de Delme est une étape supplémentaire dans la recherche en actes de Jean-Luc Moulène : en philosophe et poète impénitent, celui-ci ne cesse de formuler des questions mises à l’épreuve de la matière : quelle est la forme d’une couleur ? Comment est-on deux ? Quelle serait la forme d’un espace du commun ? Qu’est-ce qui délie les corps et les objets ?


    L’œuvre Cosmos a été produite en collaboration avec la Fondation d'entreprise Hermès, qui l'a présentée pour la première fois dans le cadre de l'exposition En angle mort à la Verrière à Bruxelles du 19 janvier au 31 mars dernier (commissaire Guillaume Désanges). 


     


    Du mercredi au samedi de 14h à 18h,


    le dimanche de 11h à 18h


    Entrée libre


    Visites commentées tous les dimanches à 16h.


     


    Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme


    33 rue Poincaré


    F-57590 Delme


    00 33 / 3 87 01 43 42


    www.cac-synagoguedelme.org

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    8 juin 2018 - 21 octobre 2018
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  • Ouverture d'atelier : Romuald Dumas-Jandolo

    Le centre d’art contemporain – la synagogue de Delme vous invite à l'ouverture d’atelier de l'artiste Romuald Dumas-Jandolo le mercredi 16 mai à 18h30 au 10b rue des cigognes à Lindre-Basse.

    Des premiers travaux réalisés au début des années 2010 jusqu’aux œuvres récentes, Romuald Dumas-Jandolo dép…

    Le centre d’art contemporain – la synagogue de Delme vous invite à l'ouverture d’atelier de l'artiste Romuald Dumas-Jandolo le mercredi 16 mai à 18h30 au 10b rue des cigognes à Lindre-Basse.

    Des premiers travaux réalisés au début des années 2010 jusqu’aux œuvres récentes, Romuald Dumas-Jandolo déploie un univers de contrastes et d’ambivalences qu’il affirme peu à peu comme une méthode : ténébreux et flamboyant, grotesque et héroïque, grave et léger, il offre tous ces visages à la fois. C’est cette même énergie métamorphe qu’il distille dans ses installations, ses dessins, ses films, sculptures en céramique, en bois brûlé ou en bronze, dont l’ensemble hétérogène construit peu à peu la scène hallucinée.

    C’est bien de la scène que vient Romuald Dumas-Jandolo, né dans le cirque familial qui l’a vu grandir, et qu’il quitte subitement pour une vie plus sédentaire et conventionnelle. Hanté par cette généalogie amputée et fragmentaire, dans laquelle certains personnages agissent tels des membres fantômes, Romuald Dumas-Jandolo pétrit sa biographie et remodèle les identités par tous les moyens possibles : visages malaxés, grimés, grimaçants, masques, monstres, costumes… L’inquiétude qui pointe dans certaines de ses œuvres est subvertie par une sorte de tragi-comique grinçant, dans lequel le rire est la face cachée de l’inconfort ou du désir, c’est selon.

    Nombres d’objets et d’installations évoquent des corps traversés par la contrainte et la souffrance, mais aussi par une possible extase. Romuald Dumas-Jandolo s’inspire autant des codes du dogmatisme religieux que du paganisme le plus déviant. N’hésitant pas à transgresser les normes du genre, du bon goût et de la bienséance, il affirme ainsi une liberté artistique totale.

    Dans le cadre de sa résidence à Lindre-Basse, Romuald Dumas-Jandolo exhume des souvenirs passés et tente de reconstruire une généalogie en lambeaux. A partir d’une cassette VHS qui documente l’intégralité d’un spectacle du cirque familial, l’artiste construit un récit en voix off, qui lui permet de se ressaisir d’images d’archive à l’esthétique désuète, dans lesquelles la bonhomie des numéros laisse transparaître une infinie tristesse et parfois même l’effroi du ridicule et de l’exploitation des corps, humains et animaux confondus.

    En regard de ce document mi réaliste – mi fictionnel, Romuald Dumas-Jandolo présente de nouvelles œuvres en bois, tissu, broderie ou peaux, ainsi qu’une série d’ex-voto en verre, censés offrir à la bienveillance divine la rédemption de tous les maux.

    Marie Cozette, avril 2018

    Le programme de résidence d’artistes est organisé en collaboration avec le Parc Naturel Régional de Lorraine et la commune de Lindre-Basse.

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    16 mai 2018
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  • Exposition Assemblée, les 25 ans du centre d'art

    Cette exposition se présente comme un parcours à travers 25 ans d’histoire d’un centre d’art qui reste pour les artistes un lieu de création précieux et rare. Elle rassemble une vingtaine d’artistes ayant exposé à Delme ainsi que des artistes ayant été accueillis en résidence à Lindre-Basse (partie…

    Cette exposition se présente comme un parcours à travers 25 ans d’histoire d’un centre d’art qui reste pour les artistes un lieu de création précieux et rare. Elle rassemble une vingtaine d’artistes ayant exposé à Delme ainsi que des artistes ayant été accueillis en résidence à Lindre-Basse (partie intégrante des missions du lieu depuis 2002). Il s’agit de montrer la diversité des pratiques mais aussi le foisonnement et la vitalité artistique et intellectuelle ayant fait battre le cœur de la synagogue de Delme depuis un quart de siècle.

    Si l’exposition s’intitule Assemblée, c’est bien pour parler de ce qui fait la nature de la synagogue de Delme depuis ses débuts : un lieu de rassemblement, une agora, un espace de paroles et de débats partagés, un lieu qui croise les singularités, un lieu ouvert à la diversité, un lieu polyphonique. L’exposition présente des œuvres existantes et des nouvelles productions, comme l’installation sonore de Violaine Lochu qui vient habiter l’espace de voix et de chants, conçus sur mesure pour l’acoustique si particulière du lieu.

    Assemblée traduit enfin la bienveillance de l’institution vis à vis de ses publics et des artistes, pour qui le centre d’art reste une maison de pensée, d’action et de liberté.

    Retrouvez toute la programmation des évènements associés à l’exposition sur http://www.cac-synagoguedelme.org (The Cinema House, rencontres avec les artistes, concerts, performances etc )

    Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

    Tel 03 87 01 43 42

    Entrée libre, du mercredi au samedi de 14h à 18h, dimanche de 11h à 18h
    Visites commentées les dimanches à 16h

    Assemblée

    Les 25 ans du centre d’art.

    Vernissage vendredi 16 mars 2018 à 18H.
    Exposition du 17 mars 2018 au 20 mai 2018.

    Une navette gratuite est mise en place au départ de Metz (rue d’Austrasie, face à la gare SNCF) à 17h15.

    Réservation au 03 87 01 43 42

    Avec : Eva Barto, Eric Baudelaire, Berdaguer & Péjus, Katinka Bock, Mathieu Copeland, Delphine Coindet, Colouring Tour, Marie Cool Fabio Balducci, Edith Dekyndt, Yona Friedman, Dominique Gilliot, Christian Hidaka, Violaine Lochu, Chloé Maillet & Louise Hervé, Etienne Pressager, Julien Prévieux, Rometti Costales, Clément Rodzielski, Eva Taulois, Capucine Vandebrouck

    ainsi que des films de : Eric Baudelaire, Joëlle de la Casinière, Philippe Decrauzat, Eitan Efrat et Sirah Foighel Brutmann, Anne-Charlotte Finel, Elise Florenty & Marcel Türkowsky, Yona Friedman, Chloé Maillet & Louise Hervé, Susan Hiller, Olive Martin et Patrick Bernier, Falke Pisano, Julien Prévieux, Jimmy Robert

    et des films sur : Daniel Buren, Tadashi Kawamata

     

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    17 mars 2018 - 20 mai 2018
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