Pilgo, nouvelle plateforme de réservation, pour comparer les prix et "contrer" Booking.com

Pilgo, nouvelle plateforme de réservation, pour comparer les prix et "contrer" Booking.com

Pour contrer "la puissance infernale" de Booking.com ou encore d'Expedia, la plateforme de distribution Pilgo, récemment lancée par des entrepreneurs dont Charles Beigbeder, compare les prix des hôtels français en direct avec ceux des agences de réservation en ligne.

"Pilgo, lancée depuis janvier, c'est la première place de marché référençant les prix et disponibilités des sites officiels des hôtels en France, et qui permet de comparer en direct aux prix affichés par les OTA (Online Travel Agency, agences de voyage en ligne, ndlr) type Booking.com ou Expedia", a expliqué à la presse l'entrepreneur Charles Beigbeder, président du conseil de surveillance et principal actionnaire avec 43% du capital de Pilgo. Depuis la loi Macron, l'hôtel a la possibilité de proposer ses meilleurs offres uniquement sur son site officiel.

Cette plateforme regroupe aujourd'hui 10.000 hôtels en France sur 17 000 classés et 19 000 au total, soit "80% des établissements en France", affirme M. Beigbeder. "Avec Pilgo, nous souhaitons contrer les OTA et leur puissance infernale, qui écrase le marché de la réservation hôtelière", souligne l'entrepreneur ajoutant que "les prix des nuitées hôtelières sur 10 ans ont augmenté deux fois plus vite que l'inflation".

Selon Alexis Dyèvre, président et co-fondateur de Pilgo, "l'effet négatif des OTA est double: le prix pour le consommateur a augmenté et les hôteliers eux n'ont pas vu leurs marges augmenter". Pour ces OTA, les commissions prises aux hôteliers s'établissent "entre 15 et 17% en moyenne chez Booking.com et entre 17 et 25% chez Expedia" mais "après il faut ajouter de la commission pour être plus visible", précise Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Umih.

Cette organisation patronale du secteur vient de signer un partenariat avec Pilgo, afin de "favoriser la réservation en direct", mettant en avant "la liberté tarifaire des hôteliers et permettant au consommateur de comparer pour trouver la meilleure offre disponible", dit l'Umih dans un communiqué.

En termes de commission, Pilgo prend "1,5 euro pour un hôtel une étoile, 2,5 euros pour un hôtel deux étoiles et jusqu'à 9 euros (ndlr: pour le luxe). C'est en euro, par nuitée, et liée à la catégorie de l'établissement et non au chiffre d'affaires", assure Charles Beigbeder.

De son côté, Me Pierre-Olivier Sur, qui assiste Pilgo, a dénoncé les "effets pervers de l'ubérisation des OTA, avec un prix de la nuitée plus chère et une perte de chiffre d'affaires pour les hôteliers", évoquant de possibles poursuites judiciaires contre ces agences de réservation en ligne, pour abus de position dominante.

Les autorités françaises et Booking.com doivent se retrouver à l'automne auprès de l'Autorité de la concurrence dans le cadre de la clause de revoyure, suite aux engagements pris par Booking.com en avril 2015, a rappelé l'Umih, soulignant qu'une "action auprès du tribunal de commerce de Paris est toujours en cours contre Booking et Expedia".


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