En France, la tradition du pourboire semble se perdre

Réputés pingres, 96 % des Français disent pourtant laisser de l'argent pour le service.

Radins, les Français ? Pas du tout, selon une étude qui vient d'être réalisée par l'agence de voyages Directours* : 96 % déclarent que le pourboire est un réflexe en vacances. Mais qu'en est-il vraiment ? Aux terrasses ou au comptoir, le sujet passionne. Et les avis sont tranchés.

16 heures mardi, au Paname, une brasserie du quartier des Halles, dans le centre de Paris. Le gérant, Geoffrey, 37 ans, prépare une limonade. Il travaille depuis quinze ans dans la restauration. Les pourboires ? Il grimace. «Les clients en donnent un peu mais pas beaucoup.» A ses débuts, ils représentaient 15 à 20 % de l'addition contre à peine 2 à 3 % aujourd'hui. A l'époque où il était serveur, il pouvait glaner jusqu'à 1 500 €, lui permettant ainsi de doubler sa paye. Aujourd'hui, ses collègues plafonnent à 400 €.


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